fonsbandusiae - cours de latin

Retrouvez l'Eneide et les Odes d'Horace

28 Novembre 2013, 09:12am

Publié par Danielle Carlès

Retrouvez l'Énéide et les Odes d'Horace sur le nouveau site : http://fonsbandusiae.fr

Pour une recherche précise, utilisez le cadre "recherche", en haut à droite de la page d'accueil de Fons Bandusiae et laissez-vous guider dans le site.

Je serai heureuse de répondre à vos questions, les commentaires vous sont ouverts.

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Nouvel espace

15 Juin 2013, 23:49pm

Publié par Danielle Carlès

Les publications sont momentanément interrompues ici, mais ne vont pas tarder à reprendre.

Je construis pour mes hôtes une maison bien à moi où les accueillir bientôt, poètes antiques et lecteurs d'aujourd'hui. 

Merci de votre fidélité et à très bientôt !

 

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Publication : les Satires publie.papier

18 Mai 2013, 17:33pm

Publié par Danielle Carlès

Voilà, c'est fait, les Satires d'Horace, avec texte latin et notes, sont maintenant disponibles en livre papier et numérique chez publie.papier

Demandez gentiment à votre libraire de le commander pour vous :

Horace
SATIRES

nouvelle traduction de danielle carlès
publie.papier
ISBN 978-2-8145-9669-6

Et quand vous l'aurez reçu, retrouvez sur la dernière page le code promotionnel pour un téléchargement gratuit de la version numérique. Rien de plus simple.

Un très grand merci à tous les lecteurs, du blog, qui progresse chaque jour, et à ceux du livre, numérique ou papier, c'est tout un !

add. 19 mai 2013 : Vous pouvez aussi passer commande sur amazon, sauf que les "Satires" y sont appelées "Odes" et aucune mention du nom de la traductrice. C'est pourtant le bon livre au bout du lien.

add. 25 mai 2013 : Bonne nouvelle, les "Satires" ont retrouvé leur nom dans le catalogue d'amazon. N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous passez par eux. 

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Vases communicants avec Brigitte Célérier - Mieux vaut Horace

3 Mai 2013, 00:05am

Publié par Danielle Carlès

photo Brigitte Célérier

photo Brigitte Célérier

"le paisible sommeil que ne repousse pas la petitesse des maisons de la campagne et une rive ombragée.."

sans respect pour les vers, oubliant l'ode (Horace III 1 http://fonsbandusiae.over-blog.com/article-horace-ode-iii-1-odieux-m-est-le-profane-vulgaire-117028352.html) qui parle de bien plus, elle est restée sur ces mots

elle a dérivé vers de vieux murs, l'humilité, la chaleur

elle a reposé les yeux sur l'ode, la traduction, elle se sentait un peu coupable, vaguement, et admirative surtout

mais, pour soi.... mettre en vers la maison dans l'herbe, l'herbe qui dégringole vers le ruisseau, quelques ajoncs, un saule, un soleil qui se meurt, la quiétude qui descend dans les membres.

(somnum reducent ;) somnus agrestium

lenis uirorum non humilis domos

fastidit umbrosamque ripam,

"le paisible sommeil que ne repousse pas la petitesse des maisons de la campagne et une rive ombragée.."

elle se replonge dans le cours de latin, et puis elle prend ses mots français et familiers, elle compte les voyelles, elle prononce, elle pense scansion, pieds purs, elle cherche les longues et les brèves, elle butte sur l'accent de son sud,

elle se grise des mots, des dactyles, des spondées, des trochées, des hexamètres dactyles, des pentamètres, des sénaires iambiques, des coupes penthémimères ou trihémimères, elle aime les diérèses, les synérèses, plus encore les hiatus –

elle découvre que son instinct est en défaut, elle s'entête un peu, elle se résigne à sa futilité.

Et pourtant umbrosamque ripam...

elle rêve poètes, elle dérive vers les coblas, les tornadas d'oc, elle glisse sur la translatio, sourit aux chansons de toile, s'arrête au virelai

Amis, suis dans le rêve d'une maison,

Amis, je la veux humble pour ma chanson,

Dans l'herbe, au bord de l'eau..

La veux pleine de miel, de joie, sans raison,

Douceur de se nicher en une humble maison

Dans l'herbe, au bord de l'eau..

Amis, sera simple et petiote chanson,

Je n'ai science ni raison – rêve maison

Dans l'herbe au bord de l'eau...

Elle rit, elle se dit qu'Horace et sa passeuse sont loin, elle se dit que les troubadours ne le sont pas moins, elle se dit que son mirliton est un peu trop longuement poussé, que n'a ni sens, ni rythme, ni chanson, que pauvret ne connaît pas la musique, que nigaud n'a rien à dire, que perdus se sont les herbes, la rive, les saules, les cailloux dans l'eau verte

Elle lit Horace qui parle, bien, de toute autre chose. Elle reprend, savoure les autres odes, épodes, satires... du moins ses préférées, et constate que ce sont presque toutes.

Tiers Livre et Scriptopolis sont à l'initiative d'un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… "Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre."

Aujourd'hui avec Brigitte Célérier, brigetoun sur twitter, nous échangeons nos lieux, elle brode ici sur une rive ombragée chère à Horace, je tricote là-bas avec les mots choisis dans Paumée.Travaux de dames.

Et c'est toujours Brigitte qui vous permet de retrouver chaque mois la liste de tous les participants aux vases communicants.

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Des mètres

15 Décembre 2012, 07:00am

Publié par Danielle Carlès

Voir :  Versification latine : Présentation

 

♦ Les vers les plus réguliers se composent finalement de mesures en nombre donné selon un mètre, qui peut correspondre à un ou deux pieds de base. 

Pour parler ici des plus fréquents :

- le mètre dactylique équivaut à un seul dactyle : |— ∪ ∪|

mais sont égaux à deux pieds :

- le mètre ïambique = deux ïambes |∪ — ∪ —|

- le mètre trochaïque = deux trochées |— ∪ — ∪|

- le mètre anapestique = deux anapestes |∪ ∪ — ∪ ∪ —|

♦ Les principaux vers sont nommés, d'après le grec, selon :

- la nature (dactylique, ïambique, trochaïque, anapestique, etc.)

et

- le nombre des mètres : dimètre (x 2), trimètre (x 3), tétramètre (x 4), pentamètre (x 5), hexamètre (x 6).

♦ Il ne faut pas croire qu'un vers n'est composé que du mètre « pur » auquel il doit son nom, bien loin de là. 

◊ Dans l'hexamètre dactylique seule la 5ème mesure est obligatoirement un dactyle, les 4 premières peuvent être remplacées par des spondées, la 6ème est soit un spondée, soit un trochée.

Ce qui pourrait aussi se dire : ..., toutes les autres mesures peuvent être remplacées par des spondées, la dernière étant catalectique avec dernière syllabe indifférente.

Voici un exemple ne comportant que des spondées à l'exception du 5ème dactyle :

cum Juno æternum servans sub pectore volnus (Virg. Én. I v. 36)

|CUM /  | N(o)Æ / TER | NUM / SER | VANS / SUB | PEC / TŎ / RĔ VOL / NUS|

| — — | — — | — — | — — | — ∪ ∪ | — — |

♦ Il y a aussi une autre nomenclature s'appliquant aux vers latins : quaternaire (x 4), sénaire (x 6), septénaire (x 7) et octonaire (x 8) ici d'après le nombre de pieds

Pour les vers dont le mètre équivaut à deux pieds, il y a donc les correspondances : dimètre / quaternaire, trimètre / sénaire, tétramètre / octonaire.

À noter que l'apellation de septénaire ne correspond pas strictement à un vers de sept pieds, mais plutôt à un octonaire (ou tétramètre) dont le dernier pied est catalectique (en somme, un vers de sept pieds et demi). On rencontre ce type de vers dans la comédie latine.

◊ Quelques exemples de trimètres / sénaires ïambiques chez Horace :

- ne comportant que des mesures « pures »

 petamus arva, divites et insulas (Hor. Ép. 16 v. 42)

| PĔ /  / MŬ / SAR | VĂ /  / VĬ /  | SĔ / TIN / SŬ / LAS | 

| ∪ —   ∪ — | ∪ —   ∪ — | ∪ —   ∪ — | 

 - avec un spondée à la place du premier ïambe de chaque mesure (le spondée se substitue fréquemment à l'ïambe comme à d'autres pieds)

Neptunus alto tundit hibernus salo (Hor. Ép. 17 v. 55)

NEP /  / NŬ / SAL |  / TUN / DĬ / T(h)Ī | BER / NUS / SĂ /  |

— —  ∪ — | — —  ∪ — | — —  ∪ — |

 - dernière mesure catalectique (elle ne comporte que trois syllabes)

 trahuntque siccas machinæ carinas (Hor. Ode I, 4 v. 2)

 | TRĂ / (h)UNT / QUĔ / SIC | CAS /  / CHĬ /  | CĂ / RĪ / NAS |

| ∪ —  ∪ — | — —  ∪ — | ∪ —  — |

- avec un dactyle se  substituant à un ïambe

(Selon le raisonnement : si ∪ — = — — et — = ∪ ∪ alors  ∪ — = ∪ ∪ — ou — ∪ ∪ ou ∪ ∪ ∪, par « résolution » des syllabes longues.)

deripere lunam vocibus possim meis (Hor. Ép. 17 v. 78)

| / RĬ / PĔ / RĔ / NAM / / CĬ / BUSPOS / SIM / MĔ / IS |

— ∪ ∪  ∪ — | — —  ∪ — | — —  ∪ — |

- avec des tribraques (possible, mais plus rare)

alitibus atque canibus homicidam Hectorem (Hor. Ép. 17 v. 12)

|Ā / LĬ / TĬ / BŬ / SAT | QUĔ / CĂ / NĬ / BŬ / S(h)Ŏ / MĬ | / D(am)(h)EC / TŎ / REM|

| — ∪ ∪  ∪ — | ∪ ∪ ∪  ∪ ∪ ∪ | — —  ∪ — |

♦ Certains vers (lyriques) sont nommés d'après le nom des poètes grecs qui les ont illustrés / inventés et le nombre de leurs syllabes, ainsi des ennéasyllabe (x 9), décasyllabe (x 10) et hendécasyllabe (x 11) qui se trouvent en combinaison dans les strophes alcaïques (d'Alcée). 

Bien des poètes grecs ont donné leur nom à un vers particulier reproduit dans la poésie lyrique latine, en particulier par Horace.

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Les pieds

10 Décembre 2012, 16:55pm

Publié par Danielle Carlès

Voir :  Versification latine : Présentation

 

Il existe un très grand nombre de combinaisons de deux à quatre syllabes longues et brèves. Le grec en utilise un plus grand nombre que le latin.

Les pieds servant de base aux principaux mètres réguliers, sont les suivants :

♦ L'ïambe : ∪ — (bref long) 

♦ Le trochée : — ∪ (long bref)

♦ Le dactyle : — ∪ ∪ (long bref bref)

♦ L'anapeste : ∪ ∪ — (bref bref long)

Tous les pieds ne servent pas de base à des types de vers. Par exemple : 

♦ Le spondée : — — (long long) 

♦ Le tribraque : ∪ ∪ ∪ (bref bref bref)

Moins fréquents que les précédents citons également :

♦ Le pyrrhique : ∪ ∪ 

♦ Le crétique : — ∪ — 

♦ Le bacchée : ∪ — — 

♦ L'antibacchée : — — ∪ 

♦ Le molosse : — — — 

♦ L'ionique : ∪ ∪ — — 

♦ Le choriambe : — ∪ ∪ —

♦ Le procéleusmatique : ∪ ∪ ∪ ∪

♦ Le péon premier : — ∪ ∪ ∪

♦ Le péon quatrième : ∪ ∪ ∪ —

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Syllabes longues et brèves

8 Décembre 2012, 15:00pm

Publié par Danielle Carlès

Voir :  Versification latine : Présentation

 

♦ Pour la versification ce n'est pas directement la quantité des voyelles qui est prise en compte, mais la durée syllabique, qui dépend partiellement de la première selon le principe suivant :

une syllabe « fermée » est toujours longue

une syllabe « ouverte » a une durée égale à celle de sa voyelle.

Disons simplement qu’une syllabe est fermée si elle comporte une consonne finale / (C)vC / et sinon ouverte / (C)v /.

♦ À noter que parmi les consonnes graphiques du latin :

- La plupart notent une seule consonne phonétique : B C D F G K L M N P R S T.

- H note une consonne « muette », il n'est qu'un pur signe graphique sans consistance phonétique et ne constitue pas une frontière syllabique.

Les digrammes PH, CH, TH, RH (essentiellement dans les mots d'emprunt grecs) notent une seule consonne.

ELEPHANTUS « éléphant » = E / LE / PHAN / TUS

- X note une consonne double [K] / [S].

EXAMEN « essaim » = EK / SA / MEN

- Z note la consonne double grecque Ζ (ζ) [D] / [Z].

GAZA « trésor royal » = GAD / ZA 

- le digramme QU note une consonne unique : [KW], de même que GU [GW] suivi de voyelle.

AQUARIUM « réservoir (d'eau) » = A / QUA / RI / UM

LINGUA « langue » = LIN / GUA

♦ Par ailleurs, les lettres I et V (minuscule i et u) notent également des voyelles et des consonnes. 

Pour simplifier la lecture du latin, Ramus introduit au XVIème s. dans l'orthographe les lettres j et v, distinguant ainsi les consonnes des voyelles i et u.

Orthographe antique : IVVENIS « jeune » = IV / VE / NIS

Orthographe ramiste : juvenis (JUVENIS) = JU / VE / NIS

C'est l'orthographe ramiste que nous utiliserons dans les exemples (comme dans la plupart des grammaires et le Gaffiot).

♦ Les suites B, G, D, P, C, T, F + R ou L sont parfois comptées pour un groupe (ex : [B] / [L]), parfois pour une seule consonne (ex : [BL]).

♦ Rappelons que la lettre Y note une voyelle (longue ou brève).

◊ Soit les mots : ANUS « vieille femme », ANUS « anneau », ANNUS « année », tous les trois composés de deux syllabes :

A / NUS pour les deux premiers (la première syllabe est ouverte) et

AN / NUS pour le dernier (la première syllabe est fermée).

Le A de ANUS « anneau » est long (voir le Gaffiot) : ĀNUS, la première syllabe est ouverte, donc de même durée que la voyelle, donc longue.

La quantité de la voyelle initiale de AN / NUS importe peu, puisque la première syllabe est fermée, donc longue.

En revanche pour ANUS « vieille femme », la syllabe est ouverte, mais la voyelle est brève : Ă / NUS, la première syllabe est donc brève.

♦ Le décompte des syllabes ne s’opère pas mot par mot, mais sur la totalité enchaînée d'un vers, en tenant compte des élisions issues de la langue parlée :

élision d'une voyelle finale devant une voyelle initiale,

élision de voyelle suivie de m final devant une voyelle initiale

(incluant, dans les deux cas, une diphtongue ou h suivi de voyelle).

 litora, multum ille et terris jactatus et alto (Virgile, Énéide I v.3)

Le découpage syllabique de la chaîne ne se confond pas avec la somme des syllabes de chaque mot pris séparément (qui représente 16 syllabes) : 

LI / TO / RA / MUL / T(um)IL / L(e)ET / TER / RIS / JAC / TA / TU / SE / TAL / TO

Sur les 14 syllabes, 7 sont fermées, donc longues (soulignées) :

LI / TO / RA / MUL / T(um)IL / L(e)ET / TER / RIS / JAC / TA / TU / SE /  TAL / TO

Pour les syllabes ouvertes, le dictionnaire fournit les quantités des voyelles radicales :

 /  / RA / MUL / T(um)IL / L(e)ET / TER / RIS / JAC /  / TU /  / TAL / TO

et l'on complète avec les syllabes portant les marques de désinences, dont les quantités sont indiquées dans les grammaires :

LI / TŎ /  / MUL / T(um)IL / L(e)ET / TER / RIS / JAC /  /  /  / TAL / 

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Le système de la langue

4 Décembre 2012, 12:52pm

Publié par Danielle Carlès

Voir :  Versification latine : Présentation

 

♦ La langue française ne connaît pas le principe d'une opposition quantitative, en raison de la mutation phonétique (le « bouleversement vocalique ») qui a touché le système vocalique latin (du IIème au IVème s.), quand l'opposition de durée (voyelles longues et brèves) a disparu au profit des distinctions de timbre (voyelles ouvertes et fermées).

♦ En latin l'opposition quantitative touche structurellement les voyelles. En effet, contrairement à ce que la graphie peut laisser entendre, le latin ne compte pas 5 voyelles (a, e, i, o, u) mais 10 : 5 brèves (ă, ĕ, ĭ, ŏ, ŭ) et 5 longues (ā, ē, ī, ō, ū).

Le fait est que le latin ne dispose pas de signes spécifiques pour noter ces différences. Ainsi, les quantités vocaliques n’étant pas immédiatement « lisibles », elles sont établies par le biais d’une étude reconstructrice de la langue. Les indices et  témoignages ne manquent pas pour mener à bien ce travail (en partie fondé sur l'étude des textes versifiés) et l’on peut en consulter les résultats dans les dictionnaires (en français le Gaffiot) et dans les grammaires latines pour tout ce qui concerne les éléments variables de la déclinaison et de la conjugaison.

◊ MĂLUM « le mal » n'est pas homonyme de MĀLUM « la pomme ».

◊ Comparez : « ROSĂ (= une rose) est belle » vs « je décore ROSĀ (= au moyen d'une rose) »

♦ Pour compléter le tableau systématique des voyelles, il y a aussi trois diphtongues en latin classique, orthographiées au, ae (æ) et oe (œ), comptant comme des voyelles longues. Toute autre suite vocalique graphique constitue un hiatus, c'est-à-dire qu'une frontière syllabique passe entre les deux voyelles.

♦ La lettre y (Y) note une voyelle grecque (longue ou brève) : Pythia « la Pythie ». 

♦ Par ailleurs il existe des règles d'abrègement ou d'allongement vocalique opérant mécaniquement qui neutralisent la quantité, sous certaines conditions :

- une voyelle s'abrège devant voyelle

- une voyelle s'abrège en syllabe finale devant toute consonne sauf -s.

◊ Il y a par exemple en latin deux types de conjugaison en -i : un type à voyelle longue (4ème conjugaison, type audio « j'entends » et un autre à voyelle brève (3ème conjugaison mixte, type capio « je prends »).

Mais compte tenu des règles mentionnées, cette différence héritée se neutralise dans un grand nombre de formes conjuguées. 

Par exemple, dans AUDIO « j'entends » comme dans CAPIO « je prends », le -i- est bref (voyelle s'abrège devant voyelle).

Dans AUDIT « il / elle entend » comme dans CAPIT « il / elle prend », le -i- est également bref (voyelle s'abrège en syllabe finale devant consonne autre que -s).

Mais dans AUDĪS « tu entends » et CAPĬS « tu prends », la différence se laisse percevoir (règle précédente).

♦ Une remarque est importante : les poètes latins empruntent de nombreux mots grecs, particulièrement des noms propres, mais pas seulement. Le système phonétique du grec présente des différences par rapport à celui du latin et elles sont généralement reproduites comme telles, quand bien même elles représentent des « fautes » par rapport aux règles précédentes.

◊ Le mot ĀĔR « l'air (atmosphérique) » est emprunté au grec et la première voyelle conserve la quantité longue qu'elle possède en grec (dérogation à la règle : voyelle s'abrège devant voyelle).

◊ Le mot TEUCRI « les troyens » dérivé à partir du nom grec du premier roi de la Troade présente une diphtongue eu que le latin classique ne possède plus.

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