Traduire ?
On le sait, les langues mortes sont aujourd'hui officiellement anciennes.
Leur mort rendit possible autrefois une renaissance. Les voilà sèchement reléguées dans une vieillesse sans séduction, et la mort est devant elles comme un horizon naturel.
La mémoire s'efface. On radote les bribes d'un savoir périmé.
Nous vieillissons, pas le monde.
Retournons boire aux sources du passé, faisons sonner de belles interprétations, réveillons les mots qui dorment, avec ce qu'il faut de grandiloquence surannée et d'enthousiasme enfantin !
Invoquons naïvement les Muses, pour une improbable métamorphose des profs de lettres classiques en poètes inspirés !


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